Alioum Moussa : Donner vie au stade

Artiste peintre, il coordonne le village du festival et contribue à donner à ce dernier un air du terroir.

L’allure nonchalante et la mine visiblement altérée par la tonne de travail qu’il doit abattre, Alioum Moussa, répond néanmoins à toutes les attentes et sollicitations dont il est l’objet. Ses collaborateurs sont à son écoute en ce qui concerne la déco des stands. Son intarissable énergie lui a valu ces multiples casquettes qu’il arbore en toute modestie. Directeur artistique du festival, designer, maquettiste, peintre, Alioum Moussa jongme avec dextérité dans tous ces domaines. Au village du festival, il est l’homme à tout faire et celui sur qui repose toutes les attentes de Mal Jam, chef de ce village. Dessiner et peaufiner la mascotte du festival, décorer les stands en y ajoutant sa touche personnelle. Il est tout heureux de retrouver les siens en y apportant sa part de contribution dans le développement de la culture à Maroua.

Ses dix-sept années passées dans son terroir n’auront pas été faciles. C’est presque avec la mine fière qu’il travaille avec beaucoup d’amour sur le village du festival en tant qu’organisateur et exposant pendant ce festival. Ses expositions viendront tout simplement confirmer les espoirs placés en lui par son confrère et amis Michel Ndoh avec qui, il partage le même stand. En dehors de ses peintures, leurs stand est le repère des instruments musicaux africains tels le Kalangou (tambours d’aisselle) et bien d’autres encore. La mascotte qui s’érige fièrement au centre de ce village en dit long sur son talent et sur la finesse de son travail. Elle représente le Cameroun illustré par un homme tenant dans son aisselle un tambour. « L’original de cette mascotte n’est pas de moi, je l’ai juste représenté » relève-t-il.

Né à Maroua dans l’extrême Nord, Alioum Moussa, quitte sa terre natale à l’âge de 17 ans. L’Art, il avait déjà dans les veines, mais cette région ne pouvait pas lui permettre d’éclore son génie. Il décide de partir pour la capitale, Yaoundé, dans l’unique optique de parfaire son talent car dit-il « j’étais rongé par le désir d’apprendre, de perfectionner mon Art. » Emérites Design sera son premier refuge. Il y passera deux ans. Nanti de cette formation, il travaillera en free lance avant de retourner voir ses ancêtres dans l’extrême Nord ou il travaillera avec l’Ong Waza Logone. Son passage à Maroua ne lui sera pas très bénéfique.

Il aura néanmoins la bénédiction des siens et représentera sa province d’origine au Fenac d’Ebolowa, c’est en 1998. Pendant ce festival, il ne laissera pas Mal Jam indifférent. Ce dernier, convaincu de son talent l’introduisit alors dans le milieu professionnel. Il sera engagé comme graphiste à Horizons Graphics. Participera aux multiples expositions collectives notamment à Doual’Art, dans un cybersalon dénommé Squat’Art et plusieurs autres encore. De part son expression facile tant dans la mine du crayon que dans l’expression orale, il encadrera les jeunes au dernier Salon International de l’Artisanat du Cameroun.

Claudia Engoute
Cameroon-info, « FENAC 2008 : Six ans qu’on l’attendait ! »

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